Un moteur économique et agricole pour la Sologne
Au fil des siècles, le château devient un pôle économique local : il administre terres, forêts, vignes, élevage. La famille Hurault investit dans la gestion durable, la modernisation agricole et la gestion sylvicole, suivant les mutations de la Sologne. Cheverny marque la région par sa capacité à structurer le territoire rural, donner du travail à des artisans, paysans, bûcherons, jardiniers et domestiques. Dès le XVIII siècle, le domaine emploie plus de 100 personnes lors des grandes saisons agricoles (source : Archives départementales du Loir-et-Cher).
- Introduction de la culture du blé et de la vigne sur les terres du château dès le XVII siècle.
- Création d’un chenil renommé dès le XIX siècle, encore actif aujourd’hui. Ce chenil est le plus important de Sologne et fait de Cheverny un haut lieu de vènerie. On y pratique encore la chasse à courre dans la tradition historique.
- Défrichements et assèchements des « mauves » (terres humides) autour du domaine, qui contribuent à la transformation du paysage solognot (source : Michel Pastoureau, "Les Paysages de la Loire").
Le développement de la vigne est un pilier historique : l’appellation Cheverny AOC — reconnue en 1993 — trouve son origine dans les pratiques viticoles initiées autour du château dès le XVII siècle. Le vignoble du château, l’un des plus anciens du département, perpétue cette tradition.