Des investissements et des défis quotidiens
Si l’image du cheval dans les vignes séduit, il faut aussi parler des défis concrets : recruter un meneur expérimenté, former ou acheter un cheval apte au travail, acquérir du matériel adapté. Le retour sur investissement est plus long que pour un tracteur, sans parler des charges : alimentation (en moyenne 2 à 3 ha d’herbe ou 10 kg de foin par jour), soins vétérinaires, maréchal-ferrant…
Pour une exploitation moyenne (8 à 15 hectares), il faut souvent compléter le cheval par des engins mécaniques sur certaines tâches. Nombre de domaines se tournent vers une utilisation mixte : cheval pour les labours inter-ceps, tracteur pour l’épandage ou le transport, alliant ainsi tradition et efficacité moderne.
Le coût d'achat d'un cheval de trait dressé peut osciller entre 5000 et 7000 euros (source : Equipédia, IFCE), auquel s’ajoutent les équipements (collier, brancard, charrue réglable, etc.). Cependant, plusieurs domaines soulignent que sur le long terme, l’usure moindre des sols et la réduction du recours aux engrais permet de compenser une partie de ces coûts.