L’envers du décor : une tarte de légende née en Sologne
Derrière chaque grand plat se cache une histoire, et la tarte Tatin n’échappe pas à la règle. Bien plus qu’un dessert, c’est l’enfant chérie de la Sologne, devenue incontournable sur toutes les bonnes tables du Loir-et-Cher — et aussi bien au-delà, tant sa réputation la précède ! Mais pour la savourer vraiment, il faut s’attarder sur ses racines, comprendre le territoire qui l’a vue naître et percer les petites astuces qui font toute la différence.
Nous sommes à la toute fin du XIXe siècle, à Lamotte-Beuvron. Là, dans l’Hôtel-restaurant des Demoiselles Tatin, deux sœurs, Stéphanie et Caroline, régalent les chasseurs venus se ressourcer dans la région. La légende — qui fait la part belle à l’anecdote — raconte qu’un jour d’affluence, Stéphanie aurait, par inadvertance, oublié de chemiser son moule de pâte. Elle rattrapa la situation en posant la pâte par-dessus les pommes caramélisées, fit cuire ainsi, retourna la tarte : la Tatin était née ! Un mythe culinaire, rapidement diffusé grâce aux épicuriens de passage puis élevé au rang de spécialité traditionnelle (Source : Office de tourisme Cœur de Sologne).