Prendre racine autrement : changer de vie et devenir maraîcher bio à l’âge adulte
Des destins qui bifurquent, il y en a toujours eu. Mais depuis quelques années, ils semblent fleurir plus nombreux au détour d’un chemin de campagne ou sur...
À Seur même, la palette d’espaces publics à proprement parler peut sembler réduite, mais la richesse du paysage environnant compense amplement. Le village s’est notamment distingué par la création de petits espaces verts et de sentiers de type “circuit découverte”, accessibles à toutes les générations.
Au centre du village trône ce petit espace arboré, souvent ignoré des automobilistes pressés. Pourtant, il rassemble régulièrement les habitants lors des petits marchés ponctuels, des rencontres associatives ou lors de pauses après l’école. On y trouve bancs ombragés, marquises fleuries et parfois des expositions de photographies retraçant le passé du village, organisées par la mairie ou les associations locales. Un lieu paisible, idéal pour une halte lors d’une balade matinale ou en soirée.
Derrière la mairie, un petit chemin s’enfonce vers le lavoir et longe le Cosson. Cette petite rivière, affluent de la Loire, serpente dans les prairies. Le long du sentier, panneaux d’interprétation et bancs permettent d’en apprendre davantage sur l’histoire du bief, des anciens moulins et sur la faune locale (cygnes, poules d’eau et hérons sont fréquemment observés). Ce tronçon est également intégré à la boucle de randonnée “Entre Loire et Forêts” créée en partenariat avec la Communauté d’agglomération de Blois – Blois-Chambord.
À moins de cinq kilomètres de Seur, le parc du Château de Beauregard, situé à Cellettes, s’impose comme un must pour quiconque cherche une promenade alliant art du paysage à l’histoire de France.
Labellisé “Jardin Remarquable”, le parc de Beauregard s’étend sur 40 hectares et entoure un château fameux pour sa galerie des Illustres. Ici, le promeneur traverse un parc dont l’inspiration oscille entre l’esprit Renaissance et la tradition des jardins à l’anglaise. Sentiers, vastes pelouses et sous-bois composent un décor propice à la détente, mais aussi à la curiosité intellectuelle. À ne pas manquer : la “Chambre des Portraits végétale” conçue par l’artiste Gilles Clément, clin d’œil au patrimoine historique du château (Château de Beauregard).
Si la dimension culturelle est évidente, Beauregard est également un havre de biodiversité. Un sentier botanique, riche de 300 essences différentes, traverse le domaine. Il propose une lecture de la nature locale, marquant la présence de chênes centenaires, de haies anciennes et de zones humides préservées. Le site accueille régulièrement des ateliers animés par la Ligue de Protection des Oiseaux ou des associations naturalistes locales, pour petits et grands.
Le domaine est accessible pays des familles, poussettes comprises, et des espaces de pique-nique sont aménagés. L’accès au parc seul est distinct de la visite intérieure du château, permettant de prolonger la promenade sans contrainte.
Située à l’est de Seur, la forêt de Russy (environ 2 300 hectares) constitue le “poumon vert” sud-ouest de l’agglomération blésoise. Gérée en majeure partie par l’Office National des Forêts, elle offre un véritable espace public bien que son statut ne soit pas celui d’un parc urbain classique.
Plusieurs itinéraires pédestres balisés traversent Russy, dont certaines sections sont accessibles à pied ou à vélo. Parmi les sentiers les plus fréquentés :
La forêt de Russy impressionne par la variété de ses biotopes : clairières fleuries, anciennes futaies de chênes et de pins maritimes, mares cachées et présence régulière de cervidés. Les naturalistes locaux, tels que ceux de l’association Blois Nature, organisent chaque année des comptages de chevreuils, de cerfs et d’oiseaux nicheurs (ONF, Plaquette Forêt de Russy).
La ville de Blois, distante de 12 km de Seur seulement, regorge de parcs publics méconnus – autant d’occasions pour sortir des sentiers bâtis. Les efforts menés par la municipalité depuis les années 2000 permettent aujourd’hui une offre de plus de 120 hectares d’espaces verts urbains accessibles librement (Ville de Blois).
À l’ouest de la ville, le parc des Méezières (40 hectares) est le plus vaste espace de détente de Blois. Il propose de grandes plaines herbeuses, des aires de jeux, plusieurs parcours de santé et même un rucher pédagogique. S’y croisent joggeurs matinaux, enfants en quête de cabanes dans les bosquets et familles venues flâner le long de l’Arrou, ruisseau canalisé qui abreuve la ville depuis le Moyen Âge. Le parc de l’Arrou, quant à lui, mêle espaces boisés et clairières aménagées, parfaites pour les pique-niques d’été. La faune y est variée (écureuils, oiseaux chanteurs, hérissons), et l’on y découvre sans cesse de nouveaux coins secrets.
En surplomb de la Loire, ce jardin “à la française” sert d’écrin à la cathédrale Saint-Louis. Outre ses perspectives historiques, il offre une roseraie colorée, des massifs soignés et, l’été, certaines des plus belles vues sur le fleuve “royal”. Point d’intérêt architectural : la statue du botaniste Gaston Allard, et la chronique d’un jardin qui doit sa configuration à la Révolution (transformé en promenade publique dès 1791). Le jardin et la serre municipale se visitent librement.
Ce dernier, adossé aux anciens remparts, est l’un des plus secrets et des plus appréciés des Blois. Les amateurs de botanique y profitent de centaines d’espèces différentes – collections municipales introduites pour la plupart entre la fin du XIXe et le XXe siècle. Le jardin Augustin-Thierry, rehaussé d’un escalier monumental, offre une plongée dans l’histoire du quartier tout en laissant place aux jeux d’enfants et aux pauses lecture à l’ombre.
Les villages de Cellettes, Chitenay ou encore Candé-sur-Beuvron abritent eux aussi leurs propres espaces publics, parfois très confidentiels mais riches en saveurs locales.
Chitenay, à 3 km de Seur, a réaménagé ses abords de mairie en un espace vert doux et convivial : arbres fruitiers anciens, pelouses pour pique-niquer, mais aussi quelques œuvres d’art contemporain en hommage au jumelage avec la commune italienne de Barolo. Un coin apprécié lors des fêtes communales et des dégustations de produits locaux.
À quelques minutes à l’ouest de Seur, Candé-sur-Beuvron s’enorgueillit de son plan d’eau, attenant à la zone de loisirs : espace de promenade ombragé, pontons pour la pêche (règlementée), parcours santé et même jeux pour enfants. La faune aquatique y est particulièrement intéressante : canards, cygnes noirs, hérons mais aussi libellules, grenouilles et ragondins à observer à la jumelle. Ouvert toute l’année.
Les abords de la Loire, classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, constituent un incroyable espace de balade, même s’ils ne sont pas toujours “parcs” au sens propre. Les chemins de halage et berges sont aménagés dans nombre de communes proches, avec bancs, tables de pique-nique et panneaux sur la faune et la flore. À Saint-Dyé-sur-Loire, par exemple, la commune a inauguré récemment un “Espace Naturel Sensible” protégeant frayères, roselières et mares (Loire Valley Tourism).
Ce sentier balisé entre Chailles, Chouzy-sur-Cisse et Candé-sur-Beuvron, longe vignobles et bosquets en balcon sur la Loire. Il propose de rares points de vue : la confluence des rivières, l’observation des balbuzards pêcheurs et des paysages ligériens changeant au fil des saisons.
De nombreuses collectivités et associations poursuivent leurs efforts pour développer de nouveaux espaces et sentiers accessibles autour de Seur : replantation de haies champêtres, création de mares pédagogiques, parcours patrimoniaux connectés pour smartphones… Autant d’occasions de (re)découvrir un territoire qui conjugue biodiversité, mémoire locale et plaisirs simples de la promenade, en famille ou en solitaire.
Sources principales : Ville de Blois, Office National des Forêts, Château de Beauregard et espace presse, Communauté d’agglomération de Blois, Département du Loir-et-Cher (rubrique Espaces Naturels Sensibles), Val de Loire 41.