Les grands emblèmes des forêts de Seur : cerfs, chevreuils et sangliers
Le cerf élaphe, roi secret du Loir-et-Cher
Avec une population estimée à plus de 2 000 individus dans l’ensemble du département du Loir-et-Cher (OFB – Office Français de la Biodiversité), le cerf élaphe campe une place particulière dans l’imaginaire local. Sa ramure, qui peut dépasser le mètre d’envergure, fascine autant qu’elle impressionne. Le brame, entre fin septembre et début octobre, résonne jusqu’aux portes de Seur : un concert sauvage où les mâles rivalisent de puissance vocale et affirment leur présence sur des territoires parfois invisibles en plein jour. Les cervidés se rencontrent plutôt à l’aube ou au crépuscule, dans les massifs forestiers denses de Russy et Chambord, mais leurs hardes n’hésitent pas à s’aventurer dans les clairières proches des villages.
Le chevreuil, agile et furtif
Plus petit que le cerf, le chevreuil (Capreolus capreolus) est également bien présent. Avec une population départementale oscillant entre 7 000 et 8 000 individus, ces ongulés tachetés sont fréquemment aperçus près des haies bocagères ou en lisière de forêt. C’est surtout l’hiver, lorsque la végétation se fait rare, que leurs traces sont les plus visibles. Ces animaux sont experts du camouflage : dès que le danger les guette, un “aboiement” caractéristique retentit avant qu’ils ne disparaissent dans un bond rapide.
Le sanglier, le fouisseur prodige
Qui n’a pas remarqué, au détour d’un chemin entre Seur et Cellettes, ces labours soudains qui dévastent les mousses et soulèvent les racines des jeunes arbres ? Le sanglier (Sus scrofa), omniprésent en Sologne et Blaisois, voit sa population croître régulièrement, à tel point que plus de 6 000 sangliers sont prélevés chaque année dans le département (données DDT 41, campagnes 2019-2022). Leur régime alimentaire – glands, racines, petits animaux – fait du sanglier un acteur majeur du sous-bois, capable aussi bien de favoriser la germination de certaines essences que de provoquer des dégâts agricoles. Leur sociabilité, remarquable chez les laies suivies de leurs marcassins rayés, en fait des hôtes aussi captivants qu’indispensables.